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Classique

Pierre Rebeyrol

1798 · Nantes

Pierre Rebeyrol (né vers 1798) est un compositeur et clarinettiste français originaire de Nantes. Élève de clarinette au Conservatoire de Paris à partir de 1818, il y obtient un premier prix en 1820, année où il entre dans la classe de composition d'Antoine Reicha. De retour en Bretagne, il enseigne à partir de 1834 à l'École primaire supérieure de Nantes. Sa musique instrumentale — dont une symphonie en ré jouée vers 1830 dans le cadre des séances de la Société Marivaux — le rattache à la génération des symphonistes français formés autour de Reicha.

Pierre Rebeyrol est un compositeur et clarinettiste français de la première moitié du XIXe siècle, originaire de Nantes. Les sources musicologiques disponibles le rattachent à la vie musicale bretonne et au milieu des symphonistes français formés à Paris dans les années 1820. Sa date de naissance est généralement située à la toute fin du XVIIIe siècle (vers 1798), ce qui s'accorde avec son entrée au Conservatoire de Paris au tournant de sa vingtième année.

Sa formation est documentée par le Répertoire de la Symphonie française (Université Paris-Sorbonne) : Rebeyrol intègre le Conservatoire de Paris en classe de clarinette en 1818. Il y remporte un premier prix en 1820, l'année même où il est admis dans la classe de composition d'Antoine Reicha (1770-1836), pédagogue d'origine tchèque dont l'enseignement marqua durablement la génération romantique française — parmi ses élèves figurent notamment Berlioz, Gounod, Liszt, Louise Farrenc et César Franck. Cette double compétence d'instrumentiste à vent et de compositeur place Rebeyrol dans la lignée des musiciens issus de l'école instrumentale du Conservatoire au lendemain de l'Empire.

Comme compositeur, Rebeyrol s'illustre dans le répertoire instrumental et symphonique. Sa Symphonie n° 1 en ré, composée vers 1830, fut exécutée lors de l'une des séances de la Société Marivaux, ensemble de concerts actif à Paris entre le 1er octobre 1828 et 1831. Cette participation l'inscrit dans le mouvement de renaissance de la symphonie française des années 1820-1830, à une époque où le genre symphonique demeurait, en France, dominé par le modèle viennois et encore peu pratiqué par les compositeurs nationaux. Les sources lui attribuent également plusieurs quatuors, quintettes et concertos, témoignant d'une activité tournée vers la musique de chambre et le concerto soliste, dans le prolongement naturel de sa formation de clarinettiste.

À partir de 1834, Rebeyrol revient durablement à Nantes, où il enseigne à l'École primaire supérieure de la ville. Cette implantation nantaise explique son rattachement au patrimoine musical breton. Sa carrière illustre le parcours, fréquent à l'époque, d'un musicien provincial passé par le Conservatoire parisien avant de mettre son savoir au service de l'enseignement et de la vie musicale de sa région d'origine.

La documentation conservée sur Pierre Rebeyrol demeure lacunaire : sa date de décès n'est pas établie avec certitude par les sources consultées, et l'essentiel de sa production instrumentale n'a pas fait l'objet d'éditions modernes largement diffusées. Sa figure reste néanmoins représentative d'une génération de compositeurs français formés par Reicha, actifs dans le développement de la musique symphonique et de chambre au début de la période romantique.

Œuvres (d'après le Dictionnaire de Vefa de Bellaing) : Duo pour piano et clarinette, op. 5 ; Duo pour piano et violon, op. 6 ; Scène instrumentale pour clarinette, op. 9 ; 2ème Duo pour piano et clarinette ; Symphonie en ré, op. 7 ; Symphonie pour grand orchestre ; Concerto pour clarinette et orchestre ; Chœurs gradués pour instruments de cuivre ; Maximes d'un Buveur, canon perpétuel à 3 voix (paru dans Le Lycée Armoricain, 1826).

Source : Vefa de Bellaing, Dictionnaire des compositeurs de musique en Bretagne, Ouest-Éditions, 1992 — notice du compositeur.

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