Sylvio Lazzari, de son nom de naissance Josef Fortunat Silvester Lazzari, naît le 30 décembre 1857 à Bozen (Bolzano), alors dans l'Empire austro-hongrois, et meurt le 10 juin 1944 à Suresnes. D'ascendance italienne et autrichienne, il abandonne des études de droit pour gagner Paris en 1882 et entre au Conservatoire, où il est l'élève d'Ernest Guiraud ; il reçoit aussi les encouragements de César Franck et d'Ernest Chausson. Naturalisé français, il s'impose comme un disciple de l'esthétique franckiste et wagnérienne.
Son catalogue comprend plusieurs opéras et drames lyriques — Armor (1898), La Lépreuse (1912), Le Sauteriot (1918) et La Tour de feu (1928) —, ainsi qu'une symphonie, des poèmes symphoniques, de la musique de chambre (quatuor à cordes, pièces pour violon et piano) et plus de cinquante mélodies.
Conquis dès ses premières vacances en Bretagne, attaché à Kervellec près du Pouldu, il fit de la région la matière de plusieurs œuvres : l'opéra La Tour de feu (1928), bâti autour du phare de la Pointe du Raz et qui passe pour le premier ouvrage lyrique à intégrer des effets électriques de scène, le drame lyrique Armor (sur un poème d'E. Jaubert, avec le spectre du roi Arthur et la reine des korrigans, joué à Hambourg en 1900 et à Lyon en 1905) et La Lépreuse (livret d'Henry Bataille), qui prend pour thème les coutumes bretonnes du Moyen Âge.
Sources : Vefa de Bellaing, Dictionnaire des compositeurs de musique en Bretagne, Ouest-Éditions, 1992 — notice du compositeur ; Wikipédia FR « Sylvio Lazzari » ; Larousse (Dictionnaire de la musique) ; Bru Zane Mediabase ; data.bnf.fr.