Yves-Marie André, plus connu sous le nom de Père André, est né à Châteaulin (Finistère) le 22 mai 1675 et mort à l'abbaye de Caen (Calvados) le 26 février 1764. Jésuite, il fut professeur de mathématiques à Caen de 1726 à 1759.
Son nom reste attaché à la théorie esthétique : il écrivit un « Essai sur le Beau » (Traité sur le Beau), paru d'abord anonyme en 1741, puis réimprimé plusieurs fois à partir de cette date et réédité à Berne entre 1759 et 1767. Le quatrième chapitre de cet ouvrage est consacré au « Beau musical ».
Pour le Père André, ce beau musical se trouve dans l'imitation de la nature : dans le chant des oiseaux, dans le bruit du vent, dans le grondement de la mer. Il établit un rapport entre les couleurs, les sons et le principe du beau. Ce point de vue, que le musicologue Fétis discute dans sa Biographie universelle des musiciens, conserve un caractère spéculatif qui peut surprendre aujourd'hui.
La liste complète de ses manuscrits, conservés à la bibliothèque de la ville de Caen, a été dressée par Charma et Mancel en 1868.