Née à Paris le 8 août 1857, Cécile Chaminade manifesta très tôt des dispositions exceptionnelles pour la musique. Empêchée par son père de s'inscrire officiellement au Conservatoire, elle étudia néanmoins le piano avec Félix Le Couppey, l'harmonie avec Augustin Savard et la composition avec Benjamin Godard. Georges Bizet, qui l'entendit enfant, l'aurait surnommée affectueusement « mon petit Mozart ». Elle donna ses premiers concerts publics à dix-huit ans et s'imposa rapidement comme l'une des très rares femmes à mener de bout en bout une carrière de compositrice.
Pianiste virtuose autant que créatrice, Chaminade laissa un catalogue considérable de plus de quatre cents œuvres, dominé par les pièces pour piano et les mélodies de salon, mais comprenant aussi des partitions de plus grande ampleur comme le ballet Callirhoë, la symphonie dramatique Les Amazones et le célèbre Concertino pour flûte et orchestre. Très populaire en Angleterre, où la reine Victoria l'invita à Windsor, elle effectua en 1908 une tournée triomphale en Amérique du Nord. En 1913, elle devint la première compositrice décorée de la Légion d'honneur.
Plusieurs de ses pages s'inspirent de la Bretagne et de ses marins : une Chanson bretonne pour violon et piano, un Noël des marins et un Pardon breton. On lui doit aussi des pièces de caractère comme une Mazurka suédoise, un Air italien, une Marche américaine, une Havanaise et une Noce hongroise.
Sources : Vefa de Bellaing, Dictionnaire des compositeurs de musique en Bretagne, Ouest-Éditions, 1992 — notice du compositeur ; Wikipédia (article « Cécile Chaminade »).