Né à La Côte-Saint-André (Isère) le 11 décembre 1803, Hector Berlioz est d'abord destiné à la médecine, qu'il vient étudier à Paris avant de se tourner résolument vers la musique. Élève du Conservatoire, il remporte le Prix de Rome en 1830, l'année même où il compose la Symphonie fantastique, manifeste du romantisme musical et matrice de la « symphonie à programme ».
Compositeur, chef d'orchestre et critique musical redouté, Berlioz révolutionne l'orchestration et l'écriture symphonique avec des œuvres telles que Harold en Italie (1834), Roméo et Juliette (1839), La Damnation de Faust (1846), le grand opéra Les Troyens (1856-1858), ainsi que le Requiem (1837) et le Te Deum (1849). Son Grand Traité d'instrumentation et d'orchestration modernes (1844) devient un ouvrage de référence. Longtemps mieux accueilli à l'étranger qu'en France, où l'Opéra de Paris lui resta difficile d'accès, il meurt à Paris le 8 mars 1869 ; sa stature de novateur ne sera pleinement reconnue qu'au siècle suivant.
Selon le Dictionnaire de Vefa de Bellaing, Berlioz aurait rencontré, durant ses études de médecine à Paris, de jeunes Bretons qui lui firent connaître leur pays et leur littérature ; le Dictionnaire lui attribue des mélodies sur quatre poèmes des Amours jaunes de Tristan Corbière — Paysages mauvais, Laisser courre, Le Naufrageur et Roscoff (éd. Amphion) —, ce qui le range parmi les compositeurs inspirés par la Bretagne.
Sources : Vefa de Bellaing, Dictionnaire des compositeurs de musique en Bretagne, Ouest-Éditions, 1992 — notice du compositeur ; Wikipédia (fr).