Jean-Marie Jouan naît à Saint-Donan (Côtes-d'Armor) le 13 avril 1827, fils d'un menuisier du bourg. Il fut instituteur à Caro (Morbihan) pendant plusieurs années — la naissance de trois de ses enfants y est enregistrée en 1857, 1858 et 1861. On ne possède aucune indication sur la suite de sa vie ni sur la façon dont il apprit la musique.
Il s'intéressa tout particulièrement à l'étude du plain-chant, comme en témoigne la liste de ses œuvres déposées à la Bibliothèque nationale. Selon Fétis, il aurait également composé un recueil de mélodies religieuses, une Messe solennelle, un motet pour voix d'enfants et des chants en l'honneur du Saint-Sacrement et de la Sainte Vierge, qui auraient été édités chez Vatar, à Rennes, à la fin du siècle.
Parmi ses ouvrages conservés à la Bibliothèque nationale figurent L'accompagnement du plain-chant mis enfin à la portée de tout le monde, ou Le Système de Feu J. Wackendhaler simplifié et modifié notablement (Rennes, Oberthur, 1858), De l'instituteur primaire au point de vue de la propagation de la musique religieuse, ainsi que La Messe Royale de Dumont harmonisée à 2 parties égales à l'usage des chanteurs et des instrumentistes, suivie d'un nouveau Stabat Mater et d'un Tantum Ergo, signé « J.-M. Jouan de St-Donan » (1866).