Augusta Coupey naît à Guingamp (Côtes-du-Nord, aujourd'hui Côtes-d'Armor) le 2 février 1838, fille du bibliothécaire Florentin Coupey et de Marie-Jeanne Frouin. Elle passe l'essentiel de son existence dans sa ville natale, où elle réside place du Centre, et y meurt le 28 avril 1913, à l'âge de 75 ans. Figure des lettres bretonnes du XIXe siècle, elle mène de front une activité d'écrivaine et de compositrice.
Sa carrière littéraire prend son essor avec la publication du roman L'Orpheline du 41e, à la suite duquel elle est reçue à la Société des gens de lettres en 1873. Son œuvre embrasse plusieurs genres. En poésie, elle fait paraître Muse des enfants (1875), recueil de vers moraux et plaisants destinés à la jeunesse. Comme fabuliste, elle publie Fables originales (1881), où elle revendique la création de fables nouvelles plutôt que la reformulation des modèles classiques. Elle donne également des romans, parmi lesquels Marielle (1874) et, plus tardivement, Imato (1912), ainsi que des ouvrages pour enfants tels que Enfantines militaires (1880).
Parallèlement à son œuvre écrite, Augusta Coupey est compositrice. Elle met en musique ses propres poèmes comme des textes d'autrui. Parmi ses pièces figure la chansonnette Mon trésor (1869), dont elle signe paroles et musique et qu'elle intègre par la suite à son roman Marielle. Elle compose aussi Il était là (1883), mélodie sur un poème de l'écrivain Victor Cherbuliez, publiée à Paris. Son catalogue musical comprend en outre diverses valses et chansons, parues notamment chez les éditeurs Marcel Colombier et Émile Chatot, ainsi qu'une pièce pour piano, La Berceuse des anges, référencée par la Bibliothèque nationale de France.
Restée à l'écart des grands circuits parisiens, Augusta Coupey demeure une autrice longtemps méconnue. Sa postérité littéraire est toutefois attestée : son roman Imato est proposé par Louis Dimier pour le Prix des Méconnus en 1923, soulignant l'intérêt porté, après sa mort, à une œuvre demeurée dans l'ombre. Ses fables continuent d'être lues et diffusées, notamment grâce à leur mise en ligne sur des plateformes de textes du domaine public.