La famille Kunc, originaire de Toulouse, constitue une véritable dynastie de musiciens dont plusieurs membres sont réunis dans le recueil Vingt chansons bretonnes. Le patriarche, Aloys Kunc (Cintegabelle, 1832 – Toulouse, 1895), musicographe, organiste et compositeur, fut maître de chapelle de la cathédrale Saint-Étienne de Toulouse à partir de 1870 ; plusieurs de ses douze enfants devinrent à leur tour musiciens.
Pierre Kunc (Toulouse, 1865 – 1941), organiste et maître de chapelle à Saint-Sulpice à Paris, formé à l'École Niedermeyer puis au Conservatoire de Paris auprès d'Eugène Gigout et Ernest Guiraud, est l'auteur de messes, de mélodies, de musique de chambre et d'un Dyptique breton joué aux Concerts Colonne en 1910. Aymé Kunc (Toulouse, 1877 – 1958), Grand Prix de Rome en 1902 — devançant Maurice Ravel — et directeur du Conservatoire de Toulouse pendant trente ans (1914-1944), a notamment laissé un nocturne pour ténor et baryton intitulé Matelots bretons.
Sources : Vefa de Bellaing, Dictionnaire des compositeurs de musique en Bretagne, Ouest-Éditions, 1992 — notice du compositeur ; Wikipédia (articles « Aloys Kunc », « Pierre Kunc » et « Aymé Kunc »).