Jean Bélin, né à Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor) le 2 janvier 1896 et mort à Paris (15e) le 30 mars 1968, fut, comme Jean Cras le Brestois, Albert Roussel ou César Cui, officier de marine ; mais il semble avoir délaissé assez tôt la carrière musicale.
Fils d'un commissaire-priseur musicien et chef d'orchestre amateur de la Société Philharmonique de Saint-Brieuc, Jean Bélin fit ses études générales à l'École Saint-Charles de cette ville, puis entra à l'École Navale. Il fut lieutenant de vaisseau en 1923, sur le Jean-Bart, capitaine de corvette commandant l'unité marine à Casablanca, puis capitaine de vaisseau en 1942.
Nous savons peu de choses sur sa carrière musicale. La Bibliothèque Nationale possède seulement de lui Le Jardin d'Osmonde, trois chants sur des poèmes de Tristan Klingsor (1. Au jardin joli, 2. Le Squelette, 3. Messire de Coquelicoquibus), édité chez Sénart en 1927. La même année fut jouée à Toulon, au Cercle Naval où il était alors chef d'orchestre, sa comédie lyrique en trois actes et en vers, Le Meunier, sa femme et l'autre, inspirée d'un conte d'Alarcon tiré du vieux fonds populaire espagnol ; cette partition semble être restée inédite.
Jean Bélin est aussi l'auteur de quelques agréables mélodies au style personnel et coloré.