Monogramme de Philibert Biton
Romantique

Philibert Biton

1897 – 1980 · Le Pellerin

Philibert Biton, né au Pellerin le 19 septembre 1897 et mort au Croisic le 4 août 1980, est un organiste, théoricien et compositeur breton, maître de chapelle de la basilique Saint-Nicolas de Nantes.

Philibert-Clément-Jules Biton, né au Pellerin (Loire-Atlantique) le 19 septembre 1897 et mort au Croisic (Loire-Atlantique) le 4 août 1980, était fils d'un artisan horloger installé à Saint-Nazaire. Il passa sa petite enfance dans cette ville, puis commença des études de musique, à Nantes, avec l'abbé Courtonne. Ensuite, il fut l'élève de Paul Ladmirault pour le contrepoint et la fugue, et, plus tard, l'élève de Vincent d'Indy, à la Schola Cantorum, pour la composition.

En 1925, il est organiste et maître de chapelle de la basilique Saint-Nicolas de Nantes, succédant à Auguste Le Guennant — qui restera l'un de ses fidèles amis et venait d'être nommé à Notre-Dame du Rosaire, à Paris. Il fut en même temps professeur de solfège dans les écoles de la ville de Nantes, puis professeur au Conservatoire de cette même ville dont il devait, en 1936, avec le directeur Louis Brisset, fonder l'Association des anciens élèves.

Biton fut l'un des fondateurs, en 1931, de la Société Bourgault-Ducoudray, qui organisa de nombreux concerts à Nantes pendant plusieurs années. Il collabora à la Société d'Archéologie nantaise par des conférences fort suivies, et publia de nombreuses chroniques et critiques musicales dans divers périodiques, notamment dans L'Organiste, où il signait P.B., Le Triton, ou Pierre Beautour, et dans la revue Le Pays de Redon.

Lors du grand bombardement sur Nantes, en septembre 1943, Biton eut le chagrin de voir sa maison détruite avec tout ce qu'elle contenait — ses meubles, ses archives, ses partitions éditées et inédites ; mais, courageusement, il reprit ses activités d'organiste et de chef de chœur.

Son œuvre principale, en tant que théoricien, est Le Rythme musical, couronné par le Prix Bernier de l'Institut de France en 1949 (il avait reçu, en 1933, le Prix Laffont). On lui doit aussi une Grammaire musicale, restée inédite, et une Étude sur les cantiques du Père Grignion de Montfort.

Ses œuvres musicales, toutes éditées à la Schola Cantorum, comprennent notamment : Printemps et jeunesse, chant pour deux voix d'enfants sur des paroles d'A. Mahot (1939) ; Ave Verum Corpus, motet à deux voix égales et orgue (1951) ; Tantum Ergo (1951) ; Tota Pulchra es Maria (1955) ; Laudate Dominum sur des cadences tchèques ; Domine, non sum dignus (à 4 voix mixtes) ; Messe en l'honneur de Saint Louis (3 voix mixtes) ; Messe Regina pacis ; Trois Noëls anciens ; Cantate des noces d'or sacerdotales de Mgr Robert ; ainsi que la transcription de l'O Bone Jesu Illumina Oculos meos de Claudio Monteverdi, pour trois voix mixtes sans accompagnement (1939).

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  • Archives familiales ; Le Populaire de Nantes, 05.07.1949 ; Ouest-France (éd. Nantes), 05.07.1949 ; J. Lechat, Renaissance de la Maîtrise Saint-Nicolas, 27.03.1957.
  • A. Fornerod, in Feuillets suisses de pédagogie musicale, Lausanne, janvier 1954.
  • Vefa de Bellaing, Dictionnaire des compositeurs de musique en Bretagne, Ouest-Éditions, 1992 — notice du compositeur.