Né à Paris le 9 octobre 1835, Camille Saint-Saëns se révèle enfant prodige : pianiste et organiste, il donne ses premiers concerts publics dès l'âge de dix ans. Admis au Conservatoire de Paris, il y étudie l'orgue auprès de François Benoist et la composition avec Fromental Halévy. Organiste de l'église de la Madeleine de 1857 à 1877, salué par Liszt comme le plus grand organiste de son temps, il s'impose rapidement comme l'une des figures centrales de la vie musicale française du XIXe siècle.
Compositeur d'une fécondité exceptionnelle — plus de six cents œuvres dans tous les genres —, il laisse l'opéra Samson et Dalila (1877), cinq symphonies dont la Symphonie n° 3 dite « avec orgue », cinq concertos pour piano, des poèmes symphoniques parmi lesquels la Danse macabre (1874) sur un poème d'Henri Cazalis (Jean Lahor), et la célèbre fantaisie zoologique Le Carnaval des animaux (1886). Cofondateur en 1871 de la Société nationale de musique, destinée à promouvoir la création française, il fut aussi en 1908 le premier compositeur de renom à écrire une partition spécialement pour le cinéma (L'Assassinat du duc de Guise). Grand voyageur, il meurt à Alger le 16 décembre 1921.
Voyageur en Bretagne dès 1866 — où il emmena le jeune Gabriel Fauré et tint l'orgue à Sainte-Anne-la-Palud, en Plonévez-Porzay (Finistère) —, il aurait été frappé par une fresque murale de la paroisse de Ploubazlanec qui aurait nourri sa Danse macabre. On lui doit aussi une Rapsodie bretonne (éd. Durand), qui l'inscrit dans le répertoire d'inspiration bretonne recensé par Vefa de Bellaing.
Sources : Vefa de Bellaing, Dictionnaire des compositeurs de musique en Bretagne, Ouest-Éditions, 1992 — notice du compositeur ; Wikipédia (fr).