Portrait de Magdeleine Boucherit Le Faure
Moderne

Magdeleine Boucherit Le Faure

1879 – 1960 · Morlaix

Magdeleine Boucherit Le Faure (Morlaix, 1879 – 1960) est compositrice et professeure de piano au Conservatoire de Paris. Sœur du violoniste Jules Boucherit, elle compose principalement pour piano. Pédagogue reconnue, elle forme plusieurs générations de pianistes.

Finistère

Madeleine Thérèse Marie Boucherit Le Faure, dite Magdeleine Boucherit Le Faure (née Boucherit), née le 13 mai 1879 et morte le 14 octobre 1960, est une pianiste, compositrice et pédagogue française, issue de l'une des grandes familles musicales françaises du tournant du XXe siècle.

Sœur de Jules Boucherit, célèbre violoniste et professeur de violon au Conservatoire de Paris, elle s'inscrit dans une lignée familiale entièrement vouée à la musique : Jules avait commencé le violon avec leur mère, qui enseignait également le piano. Cette atmosphère musicale familière nourrit sa propre vocation d'interprète et de compositrice.

Pianiste de formation classique, elle est nommée professeure au Conservatoire de Paris, où elle exerce avec un engagement particulier pour la formation des plus jeunes. Elle compose plusieurs pièces pour piano spécifiquement destinées aux enfants — pédagogie du piano pour débutants qui constitue une part substantielle de son catalogue —, et donne par ailleurs des cours de direction d'orchestre à de jeunes musiciens. Elle dirige également diverses activités musicales, élargissant ainsi son rôle au-delà du seul enseignement individuel.

Le couple qu'elle forme avec son mari Le Faure et sa proximité avec le cercle musical de son frère Jules, qui réunit certains des plus grands interprètes français du XXe siècle, font de leur famille un véritable foyer de la vie musicale parisienne de la première moitié du siècle. Le fonds Soriano-Boucherit, conservé à la BnF, témoigne de cette densité culturelle exceptionnelle.

Figure plus discrète que son célèbre frère mais essentielle au panorama musical français du temps, Magdeleine Boucherit Le Faure illustre la place souvent sous-estimée des femmes pianistes-compositrices au Conservatoire de Paris du XXe siècle, dont la production pédagogique reste largement à redécouvrir.
Œuvres (d'après le Dictionnaire des compositeurs de musique en Bretagne) — 9 recueils de 10 pièces pour piano (Bourlant-Ladam, 1907) : 1. La Chanson de Kate, 2. Joyeuse aubade, 3. La Danse des pantins, 4. La Revue de minuit, 5. Le Petit conscrit, 6. Comme au vieux temps, 7. Les Funérailles de Margaret, 8. Cloches et cornemuses, 9. Les Moulins jolis ; Barcarolle pour piano (Bourlant-Ladam, 1908) ; Caractères, 24 pièces pour piano (Lemoine, 1931) ; Les Enfants, divertissement chorégraphique sur un texte de C. Le Faure (Lemoine, 1932) ; Impressions, suite pour violon, alto et violoncelle (Salabert, 1933) ; Légende, pour violon, alto et orchestre à cordes (Salabert) ; Lamento, sur des paroles de G. Le Faure, pour quatuor à cordes, voix de femme et piano (Salabert, 1933) ; Mikou et son ours, quatre amusements pour piano (Lemoine, 1934) ; La Journée de Goudou l'ours, pour violon et piano (Billaudot).

HISTOIRES D’EAU – Magdeleine Boucherit-Le Faure, Lamento – FR/EN | Musée d’Orsay

HISTOIRES D'EAU - Magdeleine Boucherit-Le Faure, Lamento - FR/EN | Musée d'Orsay

Lamento

Lamento

Magdeleine Boucherit Le Faure — Légende pour violon et alto

Magdeleine Boucherit Le Faure — Légende pour violon et alto