Alexandre Georges naquit à Arras en 1850. Il fit ses études à l'École Niedermeyer, où il eut Gustave Lefèvre pour professeur et où il fut nommé lui-même professeur d'harmonie dès 1872. Organiste, il tint successivement la tribune de Sainte-Clotilde — celle qu'avait occupée César Franck — puis celle de Saint-Vincent-de-Paul, à Paris.
Sa réputation repose en grande partie sur ses cycles de mélodies, en particulier Les Chansons de Miarka (1888), sur des poèmes de Jean Richepin, et Les Chansons de Leïlah (1899) ; il composa aussi des mélodies sur des poésies d'Anna de Noailles. Son principal ouvrage lyrique, l'opéra Miarka, fut créé à l'Opéra-Comique en 1905, puis remanié pour l'Opéra en 1925. Chevalier de la Légion d'honneur, il mourut à Paris en 1938.
Son lien avec la Bretagne se lit dans une Légende bretonne pour chant et piano (Salabert), un Pardon breton (Enoch), les Chansons de Miarka (1888) et un cycle de six poèmes « au bord de l'eau », donnés à Rennes en 1931 par le Quatuor Jean Suscinio au Cercle Mozart.
Sources : Vefa de Bellaing, Dictionnaire des compositeurs de musique en Bretagne, Ouest-Éditions, 1992 — notice du compositeur ; Wikipédia (article « Alexandre Georges »).