Monogramme de René Cloerec
Moderne

René Cloerec

1911 – 1995 · Paris

René Cloërec (Paris, 31 mai 1911 – Saint-Cloud, 13 décembre 1995) est un compositeur et chef d'orchestre français d'ascendance bretonne, figure majeure de la musique de film de l'âge d'or du cinéma français. Étroitement associé au réalisateur Claude Autant-Lara, dont il signa les partitions pendant plus de vingt ans, il composa notamment les musiques de Le Diable au corps (1947), L'Auberge rouge (1951) et La Traversée de Paris (1956).

René Cloërec naît à Paris le 31 mai 1911, dans une famille d'ascendance bretonne. Très jeune attiré par la musique, il est engagé dès l'âge de quinze ans comme pianiste accompagnateur de films muets au cinéma Maillot-Palace. Il poursuit une formation musicale solide qui le mène à un premier prix de piano en 1928 et à un second prix d'accompagnement, avant de gagner sa vie comme pianiste puis comme chef d'orchestre dans les music-halls.

Sa carrière de compositeur de musique de film prend son essor au début des années 1940. En 1943, le réalisateur Claude Autant-Lara fait appel à lui pour le film Douce : c'est le début d'une collaboration exceptionnellement longue et féconde, qui s'étendra sur plus de deux décennies et donnera naissance à une série de partitions devenues des classiques du cinéma français.

Cloërec est au cœur de l'équipe artistique fidèle réunie autour d'Autant-Lara, aux côtés notamment du décorateur Max Douy, de la monteuse Madeleine Gug et du chef opérateur Jacques Natteau. Il signe ainsi les musiques de plusieurs des plus grands titres du réalisateur : Le Diable au corps (1947), d'après Raymond Radiguet, dont la partition passionnée contribua à la réussite du film ; L'Auberge rouge (1951), avec sa célèbre Complainte de l'Auberge rouge interprétée par Yves Montand ; Le Rouge et le Noir (1954) ; Marguerite de la nuit (1955) ; La Traversée de Paris (1956) ; En cas de malheur (1958) ; ou encore La Jument verte et Vive Henri IV, vive l'amour !.

Son talent ne se limite pas à ce seul compagnonnage. Il travaille également pour d'autres cinéastes de premier plan, parmi lesquels René Clément pour Le Père tranquille (1946) et Jean Delannoy pour Dieu a besoin des hommes (1950). On lui doit aussi des chansons, notamment pour Édith Piaf. En 1952, il compose l'indicatif publicitaire de la régie Jean Mineur, diffusé pendant des décennies dans les salles de cinéma françaises.

René Cloërec se retire du cinéma vers le milieu des années 1960 pour se consacrer à d'autres activités, notamment à la scénographie de spectacles autour des châteaux de la Loire. Il meurt à Saint-Cloud le 13 décembre 1995. Son œuvre, qui accompagne quelques-uns des grands films français de l'après-guerre, demeure un témoignage important de la musique de film de cette période.

L’Auberge Rouge (1951) – Complainte de L’Auberge Rouge – Yves Montand

L'Auberge Rouge (1951) - Complainte de L'Auberge Rouge - Yves Montand

L’Auberge Rouge: La Complainte de l’Auberge Rouge

L'Auberge Rouge: La Complainte de l'Auberge Rouge

La complainte de l’auberge rouge (1951-1953)

La complainte de l'auberge rouge (1951-1953)

La Traversée de Paris: Générique

La Traversée de Paris: Générique

Le diable au corps: Générique et finale

Le diable au corps: Générique et finale

René Cloërec – Générique et finale – B.O.F « Le diable au corps » (1947)

René Cloërec - Générique et finale - B.O.F "Le diable au corps" (1947)

René Cloërec – L’Auberge Rouge: La Complainte de l’Auberge Rouge

René Cloërec - L'Auberge Rouge: La Complainte de l'Auberge Rouge

René Cloërec – La traversée de Paris (Générique) – B.O.F « La traversée de Paris » (1956)

René Cloërec - La traversée de Paris (Générique) - B.O.F "La traversée de Paris" (1956)

René Cloërec – La Traversée de Paris: Générique

René Cloërec - La Traversée de Paris: Générique

René Cloërec – Le diable au corps: Générique et finale

René Cloërec - Le diable au corps: Générique et finale