Né à Bar-sur-Aube le 2 mai 1862, Maurice Emmanuel étudie au Conservatoire de Paris, où il a notamment pour maîtres Théodore Dubois pour l'harmonie, Louis-Albert Bourgault-Ducoudray pour l'histoire de la musique et Léo Delibes pour la composition. Helléniste reconnu, il soutient en 1896 des thèses consacrées à la danse et à l'orchestique dans la Grèce antique.
Compositeur et musicologue, il succède en 1909 à Bourgault-Ducoudray comme professeur d'histoire de la musique au Conservatoire national, fonction qu'il occupe jusqu'en 1936. Ses recherches sur les modes grecs et la musique antique nourrissent un langage profondément modal, à rebours des conventions de la tonalité — il montre que « l'harmonisation tonale est défectueuse dans l'accompagnement des chants populaires ». Son catalogue comprend les opéras Prométhée enchaîné et Salamine (donné avec succès à l'Opéra de Paris en 1929), six sonatines pour piano, dont la Sonatine bourguignonne, ainsi que de la musique de chambre et vocale. Il meurt à Paris le 14 décembre 1938.
Grand voyageur en Bretagne, où il parcourut à pied bourgs et campagnes en multipliant croquis et témoignages (notamment au pardon du Folgoët), il en tira sa 2e Symphonie « Bretonne », achevée en 1931 et créée le 29 janvier 1935 (éd. Durand).
Sources : Vefa de Bellaing, Dictionnaire des compositeurs de musique en Bretagne, Ouest-Éditions, 1992 — notice du compositeur ; Wikipédia (fr).