Né à Paris le 17 juin 1818, Charles Gounod se forme au Conservatoire de Paris, où il a notamment Fromental Halévy pour maître, et remporte le Prix de Rome en 1839. Son séjour à la Villa Médicis, sa découverte de la musique religieuse italienne et de Palestrina, ainsi qu'une vocation un temps tournée vers la prêtrise, marquent durablement sa sensibilité, partagée entre lyrisme dramatique et inspiration sacrée.
Il connaît la gloire avec ses opéras, au premier rang desquels Faust (1859), succès international, et Roméo et Juliette (1867), toujours au répertoire ; on lui doit aussi Mireille (1864) et la fameuse Méditation dite Ave Maria, mélodie superposée à un prélude de Bach. Élu à l'Académie des beaux-arts en 1866, il réfugie en Angleterre durant la guerre de 1870. Si ses derniers opéras connaissent moins de succès, son art de la mélodie et son raffinement harmonique exercent une influence profonde sur la génération suivante, de Massenet à Fauré. Il meurt à Saint-Cloud le 18 octobre 1893.
Son intérêt pour la matière bretonne se manifeste à travers des pages telles qu'un Pardon breton et un Noël des marins, ainsi que par l'arrangement choral du Vin des Gaulois et la danse de l'épée (chez Le Beau, à Paris). La revue Kornog lui consacra un article dans son numéro 2 (hiver 1928).
Sources : Vefa de Bellaing, Dictionnaire des compositeurs de musique en Bretagne, Ouest-Éditions, 1992 — notice du compositeur ; Wikipédia (fr).