Né à Saintes le 26 juillet 1905, Georges Favre étudie la composition au Conservatoire de Paris auprès d'André Gedalge et de Paul Dukas, et suit à la Sorbonne les cours d'histoire de la musique de Paul-Marie Masson. Il soutient en 1944 une thèse de doctorat ès lettres consacrée à Boieldieu.
Inspecteur général de l'enseignement de la musique au ministère de l'Éducation nationale, il mène de front une activité de compositeur — pièces pour piano, musique de chambre et œuvres pédagogiques — et une carrière de musicologue qui finit par éclipser la première. On lui doit notamment Boieldieu, sa vie, son œuvre (2 volumes, 1944-1945), Paul Dukas, sa vie, son œuvre (1948) et La Musique française de piano avant 1830 (1953). Il meurt à Paris le 25 avril 1993.
La Bretagne irrigue une large part de son catalogue : Air breton, Balises, Contes d'Arvor (transcription pour orchestre symphonique), des Poèmes marins pour orchestre à cordes, La Nuit des feux (poème symphonique d'après Anatole Le Braz), Printemps breton, Enez Eussa et Ker-Ys. Comme musicologue, il a laissé notamment La Musique française de piano avant 1830 et des Musiciens français contemporains (1953).
Sources : Vefa de Bellaing, Dictionnaire des compositeurs de musique en Bretagne, Ouest-Éditions, 1992 — notice du compositeur ; Wikipédia (article « Georges Favre ») ; BnF Data ; Larousse, Dictionnaire de la musique.