Guillaume Le Dréau naît à Quimper le 27 décembre 1982. Musicien aux activités multiples, il partage son travail entre la composition, la recherche musicologique et l'enseignement, trois domaines qui nourrissent étroitement sa démarche d'artiste et de pédagogue.
Sa formation musicale débute au Conservatoire de Rennes, où il étudie le piano et l'orgue et obtient une médaille d'or ainsi qu'un prix de perfectionnement. Il poursuit ensuite son travail de l'orgue auprès de Louis Robilliard à Lyon, l'un des grands maîtres français de l'instrument. Lauréat des Conservatoires nationaux supérieurs de musique et de danse (CNSMD) de Paris et de Lyon, il y est récompensé en analyse, en esthétique musicale, en histoire de la musique, en direction de chœur grégorien et en pédagogie. Il est par ailleurs agrégé de musique et titulaire du certificat d'aptitude à l'enseignement artistique.
Comme compositeur, Guillaume Le Dréau s'illustre tôt dans plusieurs concours. Son Lacrimosa reçoit un prix d'honneur au Tournoi international de musique de Rome. Son Poème fantastique pour orgue obtient en 2011 un deuxième prix au concours de composition Cavaillé-Coll et est créé à la Fondation Royaumont. Son catalogue, encore en partie inédit, embrasse la musique pour piano, la musique orchestrale et vocale, ainsi qu'un important corpus de pièces pour orgue, d'improvisations et de transcriptions. Parmi ses œuvres pour orgue figurent les Six études op. 8 (dont une Étude pour les tierces), Le Dernier Choral (2013) ou encore UNDR (2016), tandis que L'Île Xiphos (2015) appartient à sa production pianistique. Il a également signé une Missa brevis opus 3 (2003).
Improvisateur, il cultive aussi bien l'écriture libre contemporaine (les deux Visions, improvisations pour orgue de 2015) que le style ancien, comme en témoigne sa Suite française à la manière du XVIIIᵉ siècle (Plein-jeu, Fugue, Trio, Tierce en taille, Flûtes, Dialogue sur les Grands-Jeux). Plusieurs de ses pièces ont été données sur des instruments historiques bretons, notamment l'orgue Debierre-Sévère de l'abbatiale Saint-Sauveur de Redon et l'orgue de l'abbatiale Notre-Dame de Rennes.
Organiste à la cathédrale de Rennes à partir de 2015, où il joue notamment l'orgue de chœur Merklin, il y exerce une activité liturgique et concertante régulière. Il a en outre enseigné la culture musicale à l'Académie de musique et d'arts sacrés de Sainte-Anne-d'Auray, avant d'occuper un poste de professeur d'analyse et d'histoire de la musique au Conservatoire de Rennes.
Parallèlement à ses activités artistiques, Guillaume Le Dréau mène depuis 2018 une recherche doctorale en esthétique et musicologie à l'Université Rennes 2, au sein de l'unité de recherche « Histoire et critique des arts » (EA 1279), sous la direction de Pierre-Henry Frangne et Hervé Lacombe. Sa thèse, intitulée « Sur le concept d'œuvre : des relations entre Idée et Forme dans le romantisme musical allemand », interroge les fondements philosophiques du romantisme (héritage kantien, école d'Iéna, esthétique hégélienne) à la lumière de l'étude d'œuvres de Beethoven, Mendelssohn et Schumann. Ses travaux portent plus largement sur la musique religieuse du XIXᵉ siècle et la musique française du XXᵉ siècle.